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222 MONOGRAPHIE DES KHASSONKE vant être pore de plusieurs enfants dans un délai rapproché, c'est 1 enfant qui lui est déclaré le premier qui est l'aîné.
C'est au mari et à lui seul qu'appartient le droit de désavouer l'enfant et point n'est besoin pour cela de grandes formalités, son opinion fait loi. Mais il est inliniment rare que le mari désavoue les enl"ants nés de sa femme, même s'il peut invoquer une impossibilité ph\sique, même en cas d'adultère ou de naissance précoce. Cela explique et justifie dans une certaine mesure que la léi;itimité soit parfois contestée. Le maître mort, les enfants sont facilement portés à exclure ceux dont la légitimité est contestable.
D'ailleurs, d'une façon générale, la contestation d'état ne peut être que fréquente: l'homme fonde souvent plusieurs familles, également légitimes, très éloignées et s'ignorant plus ou moins entre elles. La femme, traînée comme esclave d'un bout à l'autre du Soudan, procrée des frères qui s'ignorent et même se trouvent être ennemis, sans le savoir.
Il y a des enchevêtrements dont il est impossible de pré-ciser les modalités. A l'homme, à la femme de reconnaître leurs enfants respectifs ou communs, mais cette reconnaissance qu'ils imposent dans une certaine mesure n'est pas toujours respectée après leur mort: l'histoire du Khasso nous l'a prouvé.
Il convient de signaler une coutume qui a été, sinon exclusivement, du moins bien souvent, engendrée par l'esclavage.
La mère, toujours sujette à se voir enlever son enfant, lui faisait une marque {no) pour le reconnaître; le maître agissait de même envers son esclave. Pour le but poursuivi — qui était de reconnaître facilement le sujet marqué — il fallait que la marque persistât, quelles que fussent les vicissitudes de la vie de l'individu : c'est pourquoi on la faisait sur le corps lui-même; d'ordinaire elle consistait en inci-