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220 MONOGRAPHIE DES KHASSONKE giba (le grand chef) pour marquer qu'il a vu le jour lors du passage d'un de ces personnages importants.

Certains noms indiquent, en quelque sorte, l'ordre de la naissance : habituellement, Sainba est le nom du fils aîné et Demba celui du cadet. Dans la tainille des Dvallo, chefs du Khasso, Sambala a été longtemps le nom de tous les Hls aînés; il ne semble pas v avoir une nomenclature fixe applicable au.K enfants pour marquer invariablement leur rang de naissance, chaque famille adopte, en principe, ce qui lui plaît à cet égard.

Les jumeaux sont également appelés Fune (jumeau) ; les indigènes islamisés appellent l'un Alfuséni et l'autre Alasa}ia et couramment Lasana. L'enfant qui naît après les jumeaux, est, d'ordinaire, nommé Sadvo.

Il est de pratique habituelle de donner à l'enfant le nom d'un parent ou d'un ami, mort ou vivant, le tokho n'indique donc pas toujours une caractéristique personnelle.

Il n'est pas toujours possible d'appeler un individu par son nom. Ainsi, les époux ne doivent pas prononcer le nom de leurs beaux-parents respectifs; il n'est pas bienséant que la femme prononce le nom de son mari, les sujets le nom du chef.

Or, il advient fréquemment que ce nom est précisément celui donné à l'enfant. D'où l'emploi de périphrases ou d'antiphrases : Khe-ba, Khe-khoto (le vieux), Musu-ba, Musu-khoio (la vieille], appliqués à des tout petits. Le plus souvent l'on a recours à des svnon\'mes: Gaku pour Sa?7ibala; Kibili pour Demba; Gafure pour A wa (Eve); et les noms musulmans sont traités pareillement: l'on dit Bakari ou Basavo pour Abou Bekr ; Sadya pour Ali; Demba pour Omar; Sambala ou Gaku pour Ahmadou ; Binli ou Dyaii pour Fathma. Ce n'est pas tout, le père et la mère appartiennent souvent à une tribu dilïérente et chacun tient à donner à l'enfant un nom qui lui plaît : par exemple, le frère l'appel-

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