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I.A FAMll.Lt: 2 M) Souvent un repas, plus ou moins copieux, est donné en manière de réjouissance et aussi de sacrifice, car une partie importante en est elistraite pour être distribuée aux pauvres.
En principe, le nom [loklw] d'une personne rappelle la circonstance plus ou moins caractéristique de la \enue au monde de cette personne. Ainsi, l'enfant posthume reçoit le nom de son père ; celui auquel on reconnaît une ressemblance avec tel ou tel défunt est nommé comme celui-ci ; la femme, longtemps inféconde, donne à scm enfant le nom qui rappelle l'agent auquel elle attribue la cessation de sa stérilité: y?-/-i'rt (grand arbre) ; Mori-ba (grand marabout). La mère, qui a perdu un ou plusieurs petits en bas âge, se croit poursuivie par un esprit malfaisant aux atteintes duquel elle s'elïorce de se soustraire : tantôt elle recourt à un protecteur puissant, dont elle impose le nom à l'enfant {Iri-ba, Mori-ba.): tantôt elle espère confondre l'esprit malin en lui témoignant qu'il est démasqué, l'enfant se nomme pour cela Mahi-bali éhonté : tantôt, enlin, elle cherche à égarer son ennemi et, dans ce but, accouche hors de chez elle, dans le premier endroit venu : alors l'enfant peut toujours être appelé Fili (abandonné), à moins que l'on ne préfère dire où il a été abandonné, Gabugu (cuisine), Sisi-kholo (vieux panier), Vasa (paille)... ou par qu'il a été recueilli: Numii (forgeron), Dra/i' (griot)..., car il se trouve là, une femme pour le recueillir comme si c'était le sien.
L'enfant s'appelle encore d'après le moment, ou l'époque, où il est né : d'où des noms de jours, Tenen' lundi), Aldjuma i vendredi) ; de mois, Dyonkharu ( r mois de l'année), Bana (dernier mois), Suuhharii rhamadan) ; de saison, Sama (hivernage).
L'événement sensationnel fait encore impression sur la dénomination de l'enfant : on l'appelle ainsi l'iibabu (l'Européen,; Sihliii le cheikh \ Sirifu le chérii): Kunli-