Facsimile · p. 240
2l8 M0N0GRAPH1I-: DES K.HASSONKK On allume du icu dans la case: on renireiienl pendant une semaine, sans qu'il soit permis d'y venir enflammer quoi que ce soit, ni den distraire une parcelle. Durant cette pér>iiode, la mère s'alimente en évitant certains mets et boit, de temps à autre, une infusion de feuille de dyuti' réputée antiliévreuse et régénératrice du sang.
L'enfant n'est mis au sein que vingt-quatre heures après sa naissance, jusqu'alors on ne lui donne que quelques gouttes de lait de chèvre. Seules les femmes peuvent entrer dans la case où il se trouve ; parmi elles, les plus âgées le pressent sur leur poitrine et lui disent invariablement : ku dyugu ! vilain ! car des compliments lui seraient funestes. Le matin du huitième jour, un peu avant l'aube, l'accouchée se rend à un carrefour et, là, procède à une manière de purification avec une décoction de plantes; elle prie également les esprits, qui toujours fréquentent ces lieux, de la protéger ainsi que son enfant. A son retour on laisse éteindre le feu.
C'est le jour choisi pour l'imposition du nom.
Imposition du nom.
Le mari ayant convoqué ses sœurs, celles-ci arrivent avec divers cadeaux consistant en victuailles, coton, pagnes.
D'autre part, une femme de la caste des forgerons et une femme de la caste des griots sont également mandées.
D'habitude, la femme-forgeron lave l'enfant et lui rase la tète en présence des assistants, après quoi le père, d'accord avec sa sœur aînée, déclare le nom [Lohho] qu'il donne à l'enfant. Ce nom est proclamé par la femme-griot qui, prenant l'enfant, lui fait faire le tour de l'assistance.
Les sœurs du père remettent aux deux femmes de caste les cadeaux qu'elles ont apportés.