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l.A I AMll.l.l-. 2 1 esprit jaloux, accouchent seulement d'enfants m<;rt-nés ou non \iables.
Jusqu'au dernier moment, la lemme enceinte doit vaquer à ses occupations ordinaires. On lui recommande de se livreraux besognes un peu rudes du ménage et, notamment, de piler les grains. Ces exercices ont pour but, au moins chez les primipares, de faciliter le travail des couches que toutes redoutent beaucoup, non sans raison.
Lorsque le moment est proche, la parturiente se retire dans sa case a\ec les vieilles femmes chargées de l'assister.
11 n'v a point d'accoucheuses de profession : en tiennent lieu des matrones qui ont eu plusieurs enfants et sont réputées connaître quelques remèdes ou pratiques propres à faciliter ou activer le travail ; elles seules ont accès auprès de la femme; les hommes, surtout, ne doivent pas l'approcher et le mari lui-même n'est pas admis.
Si l'enfant se présente mal, ou si toute autre complication met la vie de la femme en danger, Ion a recours au magicien ou au marabout, mais il doit accomplir ses pratiques à l'extérieur, sa seule présence à l'intérieur est tenue pour pernicieuse aussi bien pour la mère que pour l'entant.
« L'accouchement se fait donc dans la position assise, le siège reposant sur une pierre, les cuisses largement écartées et le dos, porté en arrière, soutenu par une amie. » (Docteur Lasnel.)
Quand Tenfant est né, l'on sectionne le cordon ombilical, Ton fait boire à la mère une décoction de feuilles de dyambakhalan' <Combretum glutinosiim), connue pour ses vertus hémostatiques, et on lui met sur la tète une calebasse.
Une des assistantes prend l'enfant entre ses mains, l'élève à hauteur de son visage et lui dit, bien en face, les noms de ses père et mère puis le place, pour le laver, dans la calebasse qui coitVait la mère. Pendant ce temps, Ton a fait annoncer au père la naissance et le sexe de l'enfant.