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212 MONOGKM'llIK Dl-.S KllASSONkl-; s'approciie de la tbsse et jette un peu de terre sur le corps en disant: <. X... prénom du défunt), nous te pardonnons le mal que tu nous as fait; aux heures de joie et de peine nous penserons à toi, et nous espérons que, satisfait de notre fidélité, tu assureras notre prospérité et notre bonheur. » C'est à ce moment-là aussi que les veuves musulmanes font, quelquefois, remise au défunt de la portion de leur dot qu'il restait devcnr. Un lattis de branchage est placé un peu au-dessus du corps de telle sorte que la terre rejetée dans la fosse ne vienne pas écraser le cadavre. Un exhaussement du sol marque pendant quelque temps le lieu de la sépulture; puis, le lattis cède, la terre se tasse et il ne reste plus trace de rien.
11 n'\- a pour ainsi dire pas de cimetières ; d'ailleurs, les païens, tout au moins, ne tiennent pas à ce que l'on sache où reposent leurs morts, sans doute en raison de cette croyance que l'esprit des morts rôde volontiers là où se trouvent les sépultures et que, convenablement sillicité, il peut déchaîner les pires calamités.
Exceptionnellement, une pierre marque le côté de la tête et c'est sur cette pierre que l'on fait alors couler les libations et le sang des victimes.
Il n'est pas rare que l'inhumation soit faite dans la case même du défunt quand il était, de son vivant, chef de famille et, mieux encore, quand il était fondateur de la lu. Dans ce cas, habituellement la porte donnant accès dans la case est murée, une porte est ouverte ailleurs dans la paroi, le plus souvent à l'opposé de la première et la case est de nouveau habitée ; quelquefois, la porte de la case est fermée après l'inhumation et on laisse cette construction tomber en ruines. De façon ou d'autre, le mort continue à résider au milieu des siens, l'on est convaincu que son âme vient là, fré({uemmenl, visiter le corps qu'elle animait.