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I\ I AMILLi; 21 3 Les objets qui étaient à l'usage quotidien et personnel du mort sont souvent conser\és comme des reliques, lorsque ce défunt occupait une certaine situation dans la famille.
Certains de ses objets sont, quelquefois, donnés aux meilleurs amis du défunt; s'il a donné des indications à cet égard, on les respecte toujours. On ne laisse point de bijoux aux morts.
1Jeu il.
L'inhumation est le début d'une période de traitement spécial pour tout ce qui touchait de près au défunt.
Veuves. — Aussitôt après l'inhumation, il est procédé à la toilette des veuves. Les sœurs du défunt (ou, à défaut, de vieilles amies) viennent défaire la chevelure des veuves, qu'elles recoilVent en ne nattant pas les cheveux et entourant la tète d'une étolî'e qui ne laisse \oir que la bouche et les yeux ; tout le corps est comme ensexeli sous d'amples vêtements de couleurs sombres.
Dès lors, il est interdit aux veuves de sortir de la maison : cette réclusion doit durer cinq mois pcjur les femmes libres, trois mois pour les tara.
Quant aux veuves enceintes, elles ne doivent pas se soumettre à ce régime. Pendant sept jours, il n'est rien touché à la succession : le chef des esclaves en a l'administration et reconnaît les droits de celui qui se prétend successeur du défunt; il reçoit les cadeaux des parents et amis en \ue du repas de mortuaille dont l'organisation lui incombe. Le huitième jour, tout étant prêt, parents et amis se rendent sur la tombe du défunt : là, quelques libations et offrandes sont faites soit par le successeur du défunt, soit par le marabout; parf(»is, même, le marabout se rend seul sur la tombe et fait offrande du lait aigre que la lamille lui