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LA FAMILLE 207 Kounyakari : le mari et la 1 cm nie se rcnuciii la et promettent aux prêtres du lieu de donner telle et telle chose, si leur vœu est exaucé. S'ils obtiennent satisfaction, ils donnent ce qu'ils ont promis et, de plus, le mari prend le surnom de Tapa qui est, dit-on. le nom de l'esprit qui habite la montagne en question.
Ainsi, l'on s'efforce de vaincre la stérilité de la femme et, en principe, celte stérilité n'est pas invoquée pour obtenir le divorce, non plus qu'aucune autre maladie, même la démence ou la lèpre.
Par contre, l'épouse, instante en divorce, est admise à faire grief à son mari de son impuissance à accomplir l'acte sexuel, et c'est un grief fréquemment invoqué.
Refus de relations sexuelles. — Sans être impuissant, le mari peut ne pas avoir de relations sexuelles avec sa femme.
Lorsque cette abstention est volontaire, l'épouse délaissée peut en prendre prétexte contre le mari. Réciproquement, d'ailleurs, le mari serait admis à répudier l'épouse qui se refuserait à ce devoir conjugal.
Autres motifs. — Chacun des époux peut invoquer contre l'autre le défaut d'assistance. L'épouse est tenue d'habiter là où le veut son mari : si de la sorte elle se trouve éloignée de lui, elle n'en est que mieux fondée à exiger qu'il lui rende visite à son tour ou à époque déterminée et pour un certain temps, c'est-à-dire qu'il témoigne indubitablement qu'il la considère et la traite comme ses autres épouses.
Voire même la femme de haute extraction peut exiger que son mari lui témoigne des égards en conséquence. C'est un honneur qu'on lui a fait en lui donnant cette femme, il doit témoigner qu'il ne l'oublie pas: lorsqu'elle devient mère, il lui doit : une esclave pour porter l'enfant, des cadeaux pour ses relevailles. Faute de ces preuves de considération, une femme noble trouverait auprès des siens les appuis qui lui permettraient de rompre avec un homme mal éduqué ou, qui plus est, volontairement grossier.