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LA 1 AMILI.i: 203 vaux, sans même leur assurer une tenue décente et une alimentation conNenable.
1! est difficile que le mari soit ainsi maltraité ; même vieux, il est et demeure le maître auquel il faut obéir, car il saura certainement trouver une aide, auprès de ses congénères ou du chef de village, pour juguler l'insubordination ou la révolte de son gvnécée.
La femme doit obéissance à son mari, tel est surtout le principe de l'union conjugale qu'il est toujours facile de faire respecter ; quant à la protection que le mari doit à sa femme, elle n'est mise en pratique que dans la mesure de l'arbitraire du mari ; sans doute, celui-ci s'expose toujours à une rupture possible, mais il est si rare qu'elle soit prononcée en faveur de la femme.
L'obéissance due par la femme se voit à l'impossibilité où la femme se trouve de rien pouvoir faire d'important sans l'autorisation de son mari : d'ailleurs, il n'y a pas là une formalité pareille mais seulement analogue à celle de notre droit. L'obéissance de la femme se trouve sanctionnée par le droit de correction du mari qui peut par ce moyen se venger des actes accomplis en dehors de son consentement ou contre sa volonté ; le mari peut, aussi, faire constater le dommage que lui causent les dilapidations ou les écarts de conduiiede sa femme et, en obtenant la rupture du lien conjugal, se faire indemniser.
La femme doit habiter là où le veut son mari; cependant, elle peut s'v refuser si elle se sent soutenue par sa famille et, d'ailleurs, c'est un droit, pour elle, de ne pas vouloir suivre son mari en pays étranger.
Le mari doit recevoir sa femme, mais il n'est point tenu de la loger au même lieu que lui-même; il peut l'établir là où il le juge convenable et elle ne saurait être admise à se plaindre s'il la traite dignement. Notamment, le mari éloigné ou absent doit assurer la subsistance et l'entretien de sa femme et de leurs enfants;