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202 MONOGRAPHIE DES KHASSO.NKE se donnaient à lui avec tout ce qui dépendait d'eux, ils tombaient ainsi dans une quasi-ser\ itudc : ils étaient désormais tenus de rendre certains services à leur protecteur, qui, en retour, avait l'obligation de leur venir en aide ; cette déchéance ne frappait pas seulement ceux qui la négociaient, mais atteignait tous leurs descendants.
Quant à l'homme riche, qui sait gérer, ou mieux, faire gérer sa fortune, il s'adonne volontiers à ses plaisirs favoris.
Surtout, il ne se livre personnellement à aucun travail manuel réputé avilissant ; entouré de quelques familiers, ordinairement des parasites, qui lui servent d'hommes d'alTaires, il aime parader à cheval ou passer ses journées à bavarder. Avant établi ses femmes de-ci de-là, dans la campagne, il va de chez l'une chez l'autre, accompagné d'une suite plus ou moins nombreuse, demeure quelque temps et s'en va. Autrefois, la guerre et les razzias, occupations essentiellement nobles, lui permettaient de réparer les accrocs apportés à sa fortune par les jours de bombance et de dé-bauche.
Droits et devoirs des époux.
Le secours et l'assistance sont, ici également, de l'essence du mariage : les familles sont souvent engagées dans des dépenses considérables pour arriver à la guérison d'un de leurs membres, homme ou femme; cependant, il n'est pas rare que le mari se désintéresse du mauvais état de santé de sa femme et que celle-ci se soucie peu de soigner un mari beaucoup plus âgé qu'elle. Mais il n'est pas douteux que semblable conduite puisse être invoquée pour obtenir, dans certain cas, la rupture du lien conjugal.
Hors le cas de maladie, on constate fréquemment que l'homme ne traite pas ses épouses avec égards et que, s'appropriant toutes les ressources du ménage pour sa seule satisfaction personnelle, il les oblige aux plus durs tra