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204 MONOGKAI'HIK DES kMASSONKK s'il ne le fait pas, la femme est admise à se retirer dans sa famille. 11 n'v a jamais lieu à pension alimentaire entre époux séparés ou divorcés ni, à plus forte raison, entre alliés; entre parents, elle n'est qu'une obliiaiion naturelle.

La femme doit être Hdèle à son mari et celui-ci est bien armé contre Tinconduite de sa femme : il peut la corriger, la mettre aux fers, voire môme la séquestrer. Pourtant, malgré tant de sujets de craindre, les femmes infidèles ne sont pas rares, et les moyens dont dispose le mari pour assurer l'intégrité de sa lignée n'empêchent pas qu'il abrite sous son toit des enfants qu'il n'a point procréés. En droit, le mari est, lui aussi, tenu de se réserver pour ses femmes seules ; en fait, l'épouse préfère supporter l'inconstance de répoux, plutôt que de subir la présence de la nouvelle compagne qu'il ne manquerait pas de lui donner, afin de régulariser sa conduite ; plus même, il n'est pas rare que l'épouse se fasse la pourvoveuse du mari qu'elle gouverne ainsi avec ses vices.

De son côté, le mari n'est pas très regardant et", quand le nombre de ses enfants s'est accru pendant sa trop longue absence, il se venge par une bonne correction : il est admis, d'ailleurs, qu'il se serve de l'aveu de la femme pour obtenir de l'amant une compensation pour le dommage quecelui-ci lui a causé. 11 est d'usage que le mari exige une compensation pécuniaire ce qui ne veut pas dire nécessairement en argent monnayé) et l'on comprend sans peine comment l'union conjugale arrive, de cette façon, à se transformer, par l'abus, en une prostitution légale.

Dans les grands centres, où la population llottante est nombreuse, il est assez fréquent que le mari se fasse l'instigateur de rinconduite de sa femme, pour en profiter.

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