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l.A I A.MIM.K 201 sert de marchandise d'échange et permet d'acquérir : vêlements, ustensiles de ménage, armes, outils, bétail.
Souvent cetie seconde part est de beaucoup supérieure à l'autre et dépasse la quotité laissée disponible par la consommation alimentaire du ménage. Le mari aime, en elTel, se donner quelques douceurs, réaliser quelques-uns de ses désirs, faire des cadeaux à sesfemmes... il achète un cheval et souvent des bijoux. Ce supertlu étant incompatible avec sa situation de fortune, il vient un moment de l'année où l'homme doit, de nou\eau, troquer ces biens, qui ne flattaient que sa vanité, contre des grains indispensables à la subsistance de la maisonnée. Mais il arri\e aussi qu'il agisse sagement et qu'il ne troque de sa récolte que la quotité réellement disponible : il se forme, alors, un fonds de réserve en bijoux, bétail... et autres richesses. Si les circonstances favorables se maintiennent et qu'il soit avisé, il tire parti de ce modeste pécule, l'accroît par le commerce et, peu à peu, grâce à une sage et tenace économie, arrive à l'aisance et même à la richesse.
Lorsque, au contraire, l'homme peu fortuné, dissipe ses modiques ressources, ou bien que, malgré sa sagesse, il se trouve accablé par l'adversité, c'est très vite la misère, qui le pousse aux expédients extrêmes.
Naturellement, il réalise d'abord les bijoux ou le bétail puis il fait appel à ses parents plus favorisés; poursuit ses débiteurs ; emprunte sur la future récolte: tâche de découvrir des prétendants pour ses lilles et en tire tout ce qu'il peut sous forme d'avance sur la dot ; enfin il met ses enfants en gage, voire même ses femmes.
Autrefois, surtout, la misère provoquait des déterminations plus graves encore : il n'est pas douteux que certains vendaient leurs enfants et même leurs femmes; d'autres émigraient ; d'autres s'adressaient à un homme riche et puissant, soit de leur pays, soit d'un pays voisin,