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200 MONOGRAPHIE [)KS KHASSONKK pas de coureur de femmes ; d'ailleurs, il \-a, nous l'avons dit, plus de femmes que d'hommes.

Partout, le commergant indigène, par exemple, appelé à résider pour quelque temps, tantôt dans une localité et tantôt dans une autre, a, dans les deux, un ménage. Est-il riche? Chacun de ces ménages forme une lu distincte, dont l'administration séparée fonctionne cependant sous son unique direction. Est-il pauvre?'' Il s'entend avec la famille de sa femme, un coin de la lu familiale lui suffit, il n'a qu'à pourvoir à l'entretien de sa femme et, s'il y a lieu, des enfants. Ces unions ne sont pas toujours régulières, mais il est rare qu'elles ne finissent pas par le devenir. Dans les grandes villes, plus ou moins européanisées où le sol a une valeur marchande, le Noir polygame ne peut pas toujours réunir toutes ses femmes en une seule et même lu, il a alors recours au g\'nécée fractionné. Ce régime est donc appelé à prendre de plus en plus d'extension, au fur et à mesure que la propriété foncière aggravera les dépenses nécessitées par l'installation d'une lu assez étendue pour contenir un gynécée unique avec toutes les dépendances qu'il comporte.

Le mari.

Aux détails qui précèdent et font ressortir bien des côtés de la conduite que doit tenir lemari, nous ajoutons ces dé-tails complémentaires.

Si le mari est peu fortuné et dépour\u de serviteurs, il s'occupe le plus généralement d'agriculture. Avec sa ou ses femmes et leurs enfants, il s'efTorce à réaliser la plus importante récolte possible, car toutes les ressources du ménage viendront de là. Habituellement, il fait deux parts de cette récolte: l'une, destinée à l'alimentation de la famille, est soigneusement rangée dans les greniers; l'autre

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