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igÔ MONOGHAPHIK DF.S KHASSONKK elle prépare dans ce but des mixtures, des philtres et surtout des parfums violents dans lesquels entrent la firofle, le poivre et le musc.
Est-ce par lubricité? Il est plus probable que c'est par la nécessité d'obvier à la quasi-impuissance du mari : l'argument ordinaire de la femme instante en divorce c'est que le mari est. ou est devenu, inapte au coït.
D'ailleurs, les unions mal assorties ne se comptent pas, celles surtout où la disproportion d'âge est considérable, or que peut-il sortir de pareilles unions ? Souvent elles sont infécondes, souvent la femme, toujours plus jeune que le mari et de beaucoup, cherche au dehors un amant, et, pour éviter une grossesse scandaleuse, ou simplement gênante, a recours à des manœuxres abortives.
C'est de tout cela au moins qu'est tributaire la faible natalité que double une mortalité infantile très grande : d'où ce fait, qu'il n'v a guère plus d'un enfant pour deux femmes.
La polvgamie étant, vovons comment se comportent les épouses et l'époux.
Les épouses.
Le gynécée global. — D'ordinaire les épouses sont réunies en une même lu avec l'époux, c'est ce que nous appellerons le gynécée global.
Alors, la ;?iuso-/o/o, c'est-à-dire la femme épousée la première, a souvent une situation privilégiée : elle est la conlîdente et l'amie expérimentée du mari qui, \olontiers, prend ses conseils et, malade, doit se retirer auprès d'elle; ses compagnes la considèrent un peu comme une mère et elle a charge de la répartition des choses consomptibles affectées, par l'époux, à l'entretien de son gynécée. Dans ces conditions, la muso-folo a une influence réelle et souvent étendue dans la maisonnée.