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184 MONOGRAPHIE DES kHASSONkÉ ce que nous avons exposé plus haut pour le concubinat le démontre, donc libre avant le mariae la femme l'est encore après. Il importe cependant de savoir ce que signilie cette expression.

Nous avons vu que, pour ce qui concerne les choses vivantes (animaux, esclaves! qui constituent la dot, une « vie » vaut une «vie » : un cheval, par exemple, n'est, en principe, que le substitut d'un esclave, ce cheval valùt-il commercialement dix esclaves ou in\'ersement. Dans ces conditions il convient de remarquer que, normalement, la mère de la fille reçoit une vache (1) (donc une « vie»), son père un taureau (2) (donc une « vie »), que la jeune fille elle-même est remplacée par deux esclaves (donc deux«vies») qu'enfin tous ceux qui touchent de près la jeune fille (chef des captifs, amies) reçoivent, en quelque sorte une « compensation » de son départ, sous forme de cadeaux. L'on se trouve ainsi amené à conclure que, pour la diminution qu'elle éprouve par le départ d'une de ses filles, la famille de la femme exige une «compensation » analogue, mais moins forte, que celle qu'elle voudrait imposer au meurtrier de cette fille. Autrement dire, de même que le meurtrier aurait àpa\erla « vie »de sa victime, le mari doit pa\erla « vie» de sa femme.

La dot nest pas un prix d'achat mais une « compensation », originellement parlant: nous en voyons encore une preuve dans ce fait que la partie de la dot qui forme, en quelque sorte, le substitut même de la fille, augmente d'importance avec la qualité de la famille de cette fille : pour une D\allo le substitut est de 4 esclaves idonc 4 « vies ») alors que normalement il n'est que de 2 esclaves (2 « vies »).

(i) Ce symbolisme sexuel n'est certainement pas involontaire. Il convient de remarquer à cet égard que pour légitimer l'enfant nature! l'époux de la fille-mère donne une vache. Cf cage 224.

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