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l82 MONOGRAPHIE DES KHASSONKE échange de la dot qu'il pave. A celte lin, quelques espèces deconcubinatapportent d'utiles éclaircissements. Lorsqu'un homme libre s'unit à l'esclave d'un autre homme libre trois cas sont particulièrement instructifs : i" Il verse au maître un certain prix, qui n'est ni une dot ni un prix d'achat : dans ces conditions, la femme devient sa concubine sa vie durant ; mais, à son décès, elle retombe, avec les enfants nés de cette union, sous la puissance de son maître.
Dans ce cas, donc, le mari n'a qu'un droit d'usage de la femme durant sa vie , i).
2" Il Verseau maître la dot que cet homme exigerait pour l'une de ses filles : dans ces conditions, la femme devient encore sa concubine sa vie durant; mais, à son décès, elle seule revient au maître, les enfants nés de l'union demeurent libres et héritent normalement de leur père.
Dans ce second cas, le mari a donc l'usufruit de la femme durant sa vie (2).
3" Il verse au maître le prix nécessaire pour acquérir la femme en toute propriété : dans ces conditions, elle devient son esclave et quand il meurt elle fait partie de sa succession, ainsi que les enfants nés de l'union, comme les autres esclaves (3). De ces faits il importe de rapprocher ce qui se passe lors de la rupture de Tunion légitime.
En cas de divorce, le demandeur doit toujours Iadot(4)et (1-2) Il va de soi que si elle meurt avant lui, son droit se trouve éteint et qu'il ne peut exiger du maitre une autre captive pour remplacer la défunte : car ce que le maître s'est engagé à donner c'est l'usage ou l'usufruit dételle esclave et non pas d'une esclave. Réserve faite bien entendu de stipulations spéciales des contractants.
(3) En fait, la coutume admet que l'esclave, devenue publiquement la concubine de son maitre, se trouve libérée quand elle lui a donné un enfant vivant. Mais ce n'est plus là le droit strict, c'est une dérogation destinée à flatter l'orgueil de l'homme libre, qui ne veut pas avoir donné le jour à des enfants esclaves. L'on cite, d'ailleurs, des cas où les enfants des femmes légitimes ont traité en esclaves la mère et les enfants.
(4) C'est-à-dire que le mari demandeur doit la paver en entier, s'il ne la