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LA lAMlLLt: iKl nantie d'un age : la jument. Mais ce gage est périssable, il se peut aussi qu'il ne réalise pas les espérances que l'on avait fondées sur lui; sans doute, le constituant n'en demeure pas moins tenu de l'exécution de son engagement, toutefois il aura une situation diflicile si ce moyen, le seul dont il dispose, vient à manquer. Ce mode est donc, en pratique, très aléatoire.

L'on comprend, par ces détails, combien l'acquittement de la dot est alî'aire complexe et, pour l'ordinaire, litigieuse : il est donc utile de tenter de dégager les principes qui permettent le règlement des procès de cette espèce.

Caractère de la dot. — En promettant la dot, le constituant a contracté une dette : telle est la nature de la dot non pavée.

Pour se libérer, le constituant use de tous les moyens à sa disposition : maître des enfants, il a, notamment, le droit de les employer comme bon lui semble et il ne se gêne pas pour les faire servir à acquitter la dot de leur mère : soit qu'il tire directement profit de leur travail, soit qu'il les loue, les prête, les donne à gage, et surtout, il marie les lilles ou, plus ordinairement, se fait faire des avances en les promettant en mariage. Il en est qui n'hésitent pas à pousser la femme dans la voie de l'adultère, pour s'approprier le profit de ce honteux trafic. Mais, bien entendu, tout cela ce sont les abus, qu'il ne faut pas prendre pour la règle.

Quand le mari meurt, sans avoir fini de payer la dot, s'il laisse des biens, la part de dot restant à payer est prélevée sur ces biens; s'il ne laisse rien, on ne peut forcer les enfants à paver la dot de leur mère, tandis qu'ils demeurent tenus des autres dettes de leur père. Pour délinir la dot en ce qui concerne la femme et sa famille il est nécessaire d'entrer dans quelques détails, qui nous permcitent de préciser quel droit le mari acquiert en

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