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LA PAMII.LE 179 Le constituant (c'est-à-dire le chef de la famille du jeune homme qui constitue la dot) se propose seulement pour but d'obtenir une Hlle de la famille à laquelle il s'est adressée : dès lors, pi:>inl n'est besoin que cette fille soii mariable au moment de la convention, l'important c'est qu'elle soit livrée ; peu importe également que le constituant dispose de la dot au moment de la convention, la (illc ne lui sera livrée que lorsque la condition mise à cette livraison aura été exécutée par le constituant. Dans ces conditions, il est facile de s'expliquer certaines espèces, bizarres au premier abord.
En vue d'une alliance qu'il estime précieuse, le constituant se fait promettre une enfant non nubile, voire même pas encore née. et il est admis que la livraison ayant lieu avant la nubilité, la consommation sera retardée jusqu'à l'arrivée des premières menstrues.
D'autres fois, le constituant, manquant de ressources pour acquitter la dot, se libère peu à peu, par acomptes : bien entendu, il demeure astreint, pour affirmer la constance de son désir, à demeurer en relation avec la famille de la fille, notamment en participant aux grands événements (funérailles, circoncision) qui l'intéressent et pour lesquels il envoie sa contribution sous forme de cadeaux.
11 arrive aussi que, pour s'acquitter, le futur se met au service de ses beaux-parents un temps convenu.
En somme, les modes de libération sont aussi variables que peuvent l'être les conventions et les movens des parties. 11 en est un, cependanl, qui mérite d'être cité pour son orii'inaiité non moins que pour ses répercussions de dixerses sortes.
La dot normale étant de deux esclaves l'on admet que chaque esclave peut être remplacé par un bœuf, une vache, un cheval... le principe étant qu'une « vie » vaut une « vie ». Or, le cheval a, commercialement parlant, plus de valeur qu'un esclave; la jument, plus encore, en raison