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lyS MONOGRAPHIE DES KllASSONKÉ Dot.

La dot c'est l'ensemble des biens remis à la famille de la femme pour obtenir la livraison de celle-ci. Dans l'espèce qui nous occupe, la dot est fournie par la famille du mari. Elle consiste en biens divers, dont la valeur est d'autant plus élevée qu'il s'agit d'une alliance plus recherchée. Normalement, la dot était, autrefois, de deux esclaves (quatre pour la famille des Dyallo) que l'on pouvait remplacer par deux têtes de gros bétail ou par une quantité de toile indigène réputée équivalente; la guinée fut, plus tard, admise au même titre et, aujourd'hui, l'argent monnavé français est également employé.

Paiement de la dot. — La femme n'est livrée que contre paiement de la totalité ou d'une fraction de la dot (géné-ralement la moitié), suivant ce qui a été convenu; jusque là il n'y a que promesse de mariage. Or, durant ce temps plus ou moins long, des événements peuvent modifier la situation respective des promis, qu'advient-il alors ?

Si le promis meurt ou se trouve atteint de maladie grave (folie, lèpre amputante) alors qu'une partie de la dot est payée, son frère peut être admis à se substituer à lui pour continuer l'affaire et en bénéficier; sinon, ce qui a été versé demeure acquis à la promise (sa famille en a la garde jusqu'à son mariage). De même si le promis défaillant n'a pas de frère.

Ce qui adviendrait de pareil à la promise entraînerait des modifications analogues : sa sœur lui serait substituée, ou la dot serait remboursée, selon le cas. En principe, les cadeaux suivent le sort de la dot, du moins ceux faits à la fille ou à ses parents, car rarement les intermédiaires sont mis en demeure de restituer.

Comme l'on voit, la personne du promis et de la promise sont assez indifférentes à la conclusion de l'affaire.

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