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i.A rvMii.i.K 177 derrière l'oreille. Tout Je blanc vêtue, le \ isaf»c caché le plus possible, la jeune épousée demeure quasi immobile, sans sortir, autant que faire se peut, de la case nuptiale et cela pendant huit jours au cours desquels sa nourriture est bornée à certains mets; le couscous, notamment, lui est interdit parce que, prétend-on, il ne facilite pas les rapports sexuels à ce moment.
Le ser\ice personnel de la temme est, suivant l'usage, confié, pendant cette période, aux jeunes amies qui Toni accompaMiée : l'une la baigne et la masse, l'autre la parfume et l'habille, une troisième prépare et lui sert ses repas auxquels elles sont seules à prendre part.
L'époux doit, lui aussi, apporter diverses restrictions à sa vie ordinaire et ce sont ses amis qui pourvoient à ses besoins; en principe, il ne doit pas sortir, cependant, s'il v est obligé, on le voit vêtu de blanc avec, à la place du pantalon, un pagne; un bracelet d'argent entoure son poignet droit et, à son épaule gauche, est suspendu un sabre. Ce régime prend lin le huitième jour. Les femmes de la noce et aussi du voisinage viennent chercher l'épousée pour la conduire la\er le linge sali. Au seuil de la vie conjugale, c'est une manière de purification, après laquelle les gens qui avaient accompagné la jeune femme s'en retournent, non sans avoir reçu quelques cadeaux du mari.
Durant la première année, il est bien séant que l'époux ne vovage pas et demeure, si possible, dans le \illage; mais, autrefois, comme tout ce qui a\ait été remis à la jeune femme par ses parents était gaspillé très rapidement par le mari et par ses frères pour donner plus d'éclat à la fête, ces mêmes personnes s'entendaient pour, après la fête, opérer une razzia dont le produit devait reconstituer, et bien au delà, ce qui avait été dépensé.