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174 MONOGRAI'HIK DES KHASSONKt; La demande est introduite par des intermédiaires, dhabitude ungriotou un forgeron et un homme libre : le premier porte la parole dont le second atteste, par sa présence, la véracité, les dires des gens de caste et surtout des griots étant, en principe, sujets à caution. Par leurs congénères qui viventauprès de la famille de la jeune tille, ces intermédiaires entrent en relations avec les oncles de la jeune tille lesquels, nous l'avons dit, disposent d'elle. Le chef de famille, le père et la mère, mis au courant, prennent conseil autour d'eux et, enlin, s'il }' a lieu, le conseil de famille s'assemble.
Au cas où ces premières négociations prennent une tournure favorable, les demandeurs offrent, de la part du jeune homme, quelques menus cadeaux, en général un iamma ; souvent, un lot de douze colas, ce qui permet au jeune homme de faire connaître son opinion sur l'union projetée : douze colas blancs témoignent de l'acceptation sans réserve ; six colas blancs et six colas rouges signifient que le jeune homme n'agit que contraint et forcé et, alors, la famille de la future est en droit d'exiger des explications.
Au cours de ces préliminaires. Ton fixe, d'un commun accord, le montant et la consistance de la dot, ainsi que l'époque de la livraison de la femme. Pour marquer la conclusion de l'atïaire, au nom du jeune homme, un tamma est remis aux parents de la jeune fille : à partir de ce moment la dot est due, la femme est due. En général, plusieurs mois s'écoulent encore pendant lesquels la mère de la future prépare le trousseau de sa fille, c'est-à-dire tout ce qu'elle compte lui remettre à son départ.
De son côté le jeune homme fait tenir les cadeaux d'usage: une vache pour la mère, un taureau pour le père, un pantalon pour le chef des captifs, une pièce de guinée à chaque intermédiaire; de plus, il doit acquitter tout ou partie de la dot, suivant la convention; il est, enlin, tenu de manifester, par sa présence ou par l'envoi de quelques cadeaux, l'in-