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i..\ r.wiii.i.K lyS tcrôt qu'il prend à tout ce qui advient d'heureux ou de maliieureux dans la famille de la jeune fille : ces attentions sont extrêmement prisées ; quand elles ont t'ait défaut, la famille de la jeune fille ne manque jamais d'en faire grief contre le mari, lors de tous les différends qui surviennent dans le ménage. Toujours en vue de manifester ses sentiments, escorté de ses jeunes amis, de ses égaux en âge, les fulanin' dont nous parlerons, le futur vient bruyamment procéder aux travaux des champs de ses beaux-parents : ostentation plus tapageuse qu'utile, d'ailleurs. Avec la même aide, il procède, par contre sérieusement, à l'édilication de la case qu'il occupera avec sa jeune épousée, du moins quand ses moyens ne lui permettent pas de la faire construire par des esclaves (i).
Livraison de la femme. — Au jour dit, la jeune fille, escortée de ses jeunes amies, de quelques vieilles et de griots, quitte la demeure de ses parents pour se rendre chez son mari ; ses parents ne l'accompagnent pas. Derrière elle viennent les porteurs chargés de son trousseau et de ses ustensiles de ménage et elle a, avec elle, la partie ou la totalité de sa dot dont ses parents lui abandonnent la propriété. A l'entrée du village où les époux doivent résider, le cortège se trouve en face du mari, entouré de ses amis.
Alors, éclate entre les deux partis une sorte de discussion au cours de laquelle chacun, à tour de rôle, dit à l'autre ce qu'il pense de la façon dont la femme et le mari doivent se comporter en ménage : « Nous ne voulons pas « d'un mari qui va voir ce qui se passe à la cuisine, disent « les gens de la femme. — Nous, réplique le parti du mari, « nous ne voulons pas d'une femme qui potine du matin « au soir. » (i) l-e père du jeune homme est tenu de loger quelque temps le jeune couple et de pourvoir à sa subsistance. Quand ses moyens le lui permettent il doit donner à son tils un cheval et un fusil pour lui; un captif pour la jeune femme.