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LA lAMII.I.t; 13 Ainsi le futur qui n'est pas alTranchi de la tutelle familiale n'a pas le libre chiix de son épouse, mais ce choix n'est pas tou)ours forcé non plus. De l'opposition du côlé de la future. — En principe, la jeune fille est mariée par les frères de son père et il est rare que le chef ou le conseil de famille interviennent pour entraxer la décision prise. En aucun cas le père et la mère ne peuvent imposer leur volonté, la mère n'est même pas, à proprement parler, consultée, cependant son opinion est connue et n'est pas sans inlluence.
Quant à la promise, son désir est tenu pour négligeable; elle est à la merci de sa famille, à moins que des circonstances particulières ne lui permettent de se défendre, avec eflicacité, par l'intrigue.
En définitive, toute cette question d'opposition se ramène à ce principe que les membres d'une même famille sont solidaires les uns des autres à tant d'égards qu'aucun ne saurait, en tin de compte, se targuer d'imposer sa volonté aux autres sans en éprouver tôt ou tard quelque dommage. De là ces pourparlers interminables, ces cadeaux pour acheter ou pa\er la complaisance de l'un ou de l'autre; de là, aussi, ces intermédiaires chargés d'un rôle de conciliation qu'ils transforment souvent en un métier d'exploitation. Et de toutes ces discussions résulte, en fait, la publicité la plus grande sur tous les détails de l'union projetée.
l'armalités.
Demande et accordailles. — Lorsque, avec ou sans le consentement de l'intéressé, le chef de famille a i\xé son choix, il engage les pourparlers a\ec la l'amille de la fille. Dès lors, les jeunes gens, qui avaient pu se voir et se fré-quenter en toute liberté, sont tenus de s'éviter. Le jeune homme en\oie ses amis faire sa cour à la jeune lllle. quand il connaît sa présence dans le \-oisinage.