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lÔS MONOGRAPHIE DKS KHASSONKÉ qui habiient cet enclos, c'est, au point de vue qui nous occupe ici, l'équivalent de lu. Khabila, qui a été emprunté à l'arabe, n'est pas plus exact et, d'ailleurs, n'est employé que par certains indigènes islamisés.
Parenté.
Le lien unissant les personnes descendant l'une de l'autre ou d'un auteur commun et, aussi, l'ensemble des personnes que ce lien unit constituent ce que l'on nomme également badinya.
Les parents, badin' (i), se répartissent en trois catégories : /a, na ou ba, din' .
Le père, ses ascendantset collatéraux mâles s"intitulent/i7, par allusion à la puissance qu'ils détiennent ; mais le chef de famille est le fa par excellence. Quand il y a lieu de spécifier, l'on se sert d'expressions telles que celles-ci -.wiilufa, père, procréateur, /a-fa et baba-n-din' , oncle, frère aîné et frère puîné du père. L'oncle maternel, bien qu'honoré aussi du litre de/a, est spécialement désigné par le mot bar/n'qui est, étymologiquement, l'équivalentde baba-n-din\ Toutes les femmes de la parenté s'intitulent na, terme respectueux que l'on peut traduire par mère niais qui, par ét\mologie, signifie: «ventre», «entrailles». Au lieu de na, l'on dit couramment a. Parmi les na, on quali;ie na-ba qX na-n-din \tssœ\T, aînées et puînées, de la mère. La sœur aînée du père, bien qu'honorée du litre de na ou ba, est plus spécialement appelée bingi.
Au sens restreint de : père et mère, le mot «parents» a pour équivalent, en khassonké, celui de jpulu-bakhalu dont la significationétymologiqueest « les artisans de la naissance », i) Le mot ba signilie aussi bien père que mère, on peut le traduire par « procréateur» et ci-tYî'n' apparaît comme analogue a èo/Z-/n" par exemple: littéralement donc àa-din' = chacun de ceux qui ont les mêmes « procréateurs ».