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l66 MONOGRAPHIE DKS KHASSONKÉ d'un animal auquel il se dit apparenté : rien ne nous permet d'accepter ces conclusions. S'il existe, parfois, une quasiconcordance entre le nom de l'animal taiia et le nom de famille de l'individu, c'est pur hasard. En tout cas, pour les Khassonké, nous pouvons affirmer que le totémisme n'existe pas.
Les anues mafiques.
L'homme ne peut combattre les esprits qu'avec l'aide d'autres esprits. En outre des grands esprits protecteurs dont nous avons parlé, l'indigène s'entoure d'une foule d'esprits, en quelque sorte, subaltermes, absolument asservis à sa volonté, pour lesquels il n'a pas de culte et dont il se borne à respecter les tana. Ils constituent ces armes magiques qui, sous les formes les plus variées, sont tantôt défensives (amulettes), tantôt offensives (talismans), tantôt curatives (médecines). Nous en avons donné des exemples en parlant des végétaux utilisés dans la pharinacopée indigène, nous n'y reviendrons pas.