Sudan Archive

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I.A VIK MATKRIKLLE ET .MOHAl.E l65 d'une des amulettes de son père, devenue la propriété de ses frères. De même en est-il des Udui du \illage où il habite: il doit les respecter tant qu'il est dans ce villa'e, mais non plus quand il habite ailleurs. Toute infraction au tana doit, dans la pensée de l'indigène, déterminer les plus graves malheurs, que l'acte coupable soit volontaire ou non de sa part. 11 ne peut écarter le malheur que par un acte de réparation, lequel consiste le plus ordinairement en supplications eten sacrifice. Il est également admis qu'une infraction involontaire ou peu grave se trouve détruite par le bain, qui semble ainsi enlever la souillure morale en même temps que la souillure physique.

La femme n'est pas tenue des tana de son mari, non plus que celui-ci de ceux de sa femme, mais l'un et l'autre se mettent au courant de leurs lana respectifs et évitent toute infraction qui pourrait préjudicier à l'un par l'inadvertance ou l'ignorance de l'autre : un simple bain suffit, nous venons de le dire pour, le cas échéant, réparer le dommage.

Les enfants doivent naturellement respecter les lana de leurs parents, mais garçons et filles n'auront ultérieurement qu'à tenir compte des lana paternels. Comme il a été dit, la vie commune dans la lu les oblige seulement — ainsi que tous ceux qui y vivent d'ailleurs — à être respectueux pour les interdits d'autrui. Remarque doit être faite, qu'en principe, pour être nocive, l'infraction doit être commise par celui à qui le tana incombe, qu'il en ait été l'auteur ou seulement le complice, et l'on comprend qu'ici, comme en toute question de conscience, c'est affaire de casuistique et, à cet égard, l'indigène ne manque pas d'habileté.

("omme il n'est pas un indigène qui, dans le nombre de ses tana, ne compte un animal, certains Européens ont conclu au totémisme et affirmé que le Soudanais porte le nom

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