Sudan Archive

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I.A V'IK MAIKKIKI.I.E KT MORAI.K l63 plumaje roux, quelquelois le mouton ou mieux le bouc à robe fauve.

Les boli-din' se réuiiissenî à des jours ou à des époques déterminés pour l'exercice du culte et, dans ces réunions, ils consomment les aliments offerts au boli dans une sorte de repas de corps analogue à une communion. En principe, ne peuvent être initiés au culte: les femmes, les jeunes icns incirconcis, les dyali : l'on en donne pour raison qu'ils sont incapables de 'arder le secret des mvslères du culte.

L'interdit lana).

Nous a\'ons dit que pour se défendre contre les esprits, l'indigène a recours à l'interdit.

Pour faire comprendre ce qu'est cet interdit prenons un exemple. Les Dyallo de la famille royale du Khasso ont, entre autres, la perdrix en interdit : ils ne doivent ni la tuer, ni lui faire aucun mal, ni même la toucher. L'origine de cette coutume remonte, selon les uns à Ilo, selon les autres à Amadou Awa et la cause qui lui a donné naissance est racontée ainsi : s'étant un jour égaré dans la brousse, l'ancêtre de ces Dvallo se trouvait sur le point de périr de soif, lorsque, tout à coup, quelques perdrix s'envolèrent. II alla sur le lieu qu'elles venaient de quitter et y trouva une petite mare, à laquelle il se désaltéra, et fut sauvé. Con\'aincu que les perdrix lui a\aient \oIontairoment assuré le salut en attirant son attention sur le point d'eau, il lit serment que, pour lui et ses descendants, la perdrix serait sacrée, c'est-à-dire interdite, dans les conditions que nous avons indiquées.

De même, Iloaégalement interdit aux siens de manger de la tête de chèvre, parce qu'un magicien lui révéla que quiconque mange de la tête de chèvre n'exercera jamais le commandement. Ilo a interdit également de manger de la

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