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LA VIE MATKRIKLLE ET MOKALE I Sy OU bien, encore, sur la place où le défuniavait l'habitude de s'accroupir et, mieux, là où il repose, lorsqu'il a été enterré dans sa case.

Il n'y a pour ainsi dire pas de cimetière, chez les Khassonké; pourtant quelques familles prennent soin de certaines de leurs tombes. 11 arrive ainsi qu'au lieu de faire l'offrande dans la maison, l'on se rend sur la tombe, la libation est alors faite sur cette place que l'on arrose également du sang des victimes.

Il est un procédé couramment employé pour interroger les morts et connaître leurs réponses. Après s'être recueilli, comme pour entrer en communication avec eux, l'on égorge un poulet dont on suit attentivement les convulsions, après s'être fixé à soi-même la signification à donnera la position dans laquelle il s'immobilisera.

Il est généralement admis que, si le poulet demeure le ventre en l'air et les pattes dirigées vers l'officiant, la réponse est favorable: tandis qu'elle est défavorable s'il expire le ventre contre terre et qu'elle est indécise dans toute autre position. Dans ces deux derniers cas, il est de pratique courante de recommencer le sacrifice, une ou plusieurs fois, d'insister, en somme, si l'on désire absolument une adhésion.

Dans certaines familles, pour se rendre les morts favorables, pour les honorer, une pratique consiste à faire égorger à leur intention des bœufs ou des moutons dont la viande est distribuée aux pauvres exclusivement et aux marabouts ou, plus rarement, aux seuls membres de la famille: dans ce dernier cas, c'est l'intention qui affirme le sacrifice.

Chez certains Khassonké islamisés, ces sacrifices sont faits suivant les prescriptions musulmanes. Les D\allo ont un sacrificateur spécial qui est toujours un forgeron Konté: celui-ci égorge les animaux en prononçant des paroles d'invocation; il fait et attribue les parts. Ses honoraires

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