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04 MONOGRAPHIE DES KIIASSONK.E l'écorce doit être prélevée uniquement sur les côtés est et ouest ; l'on en fait une décoction à laquelle on ajoute la cendre de quelques fétus de paille pris dans une termitière ; le liquide ainsi préparé est employé pour le bain, son elTet est, assure-t-on, merveilleux.
Avec le bois du kofo [Dalbergia melanoxvlon) certains marabouts confectionnent des amulettes qui guérissent de la prodigalité : pour cela, un morceau de kofo est attaché avec un morceau de bambou, cet ensemble est enveloppé d'un papier portant une formule magique : le tout, enfermé dans un étui de cuir, est suspendu au coude.
Il est un Lauranthus analogue à notre gui et dont l'emploi varie suivant l'arbre auquel il appartient. Il porte le nom de ladungo, c'est-à-dire « qui pénètre dans », celui qui «est enté sur». L,q turumba-ladungo [Lauranthus de VAsclepias giganlea) est très réputé : les feuilles séchées et pilées donnent une poudre que l'on mélange aux semences pour s'assurer d'abondantes récoltes.
Le tombron'-ladungo [Lauranthus du Zi\yphus orthocantha) : ses feuilles pulvérisées sont mélangées au mil pour surexciter l'appétit des chevaux.
Le kankanan'-ladungo {Lauranthus du ?) est très ré-puté pour se débarrasser des faux amis : à cet effet, l'on porte soi-même le récipient contenant l'eau du bain sur l'emplacement du foyer, là l'on mélange à l'eau les feuilles pulvérisées du kankanan-ladungo on se lave tout le corps et, sans se sécher, l'on vient tout nu devant la porte de la lu ; la légère vapeur qu'emporte la brise détruit tous les faux amis qu'elle peut atteindre là où le vent la porte il n'y a donc qu'à savoir s'orienter convenablement.
Le dyabé-ladungo [Lauranthus de VAccacia albida) dont les pêcheurs utilisent les feuilles pour s'assurer des pêches fructueuses.
En résumé, le végétal fournit des armes magiques, dé-fensives ou offensives, dont il faut savoir se servir. Leur