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LA VIK MAThRItl.LE KT MOKAI.K. 1 53 C'est, à vrai dire, le règne véjétal qui est, ici comme partout, la base de la pharmacopée. Passons en revue quelques-uns des végétaux (i) utilisés à ce point de vue. Le dyombo {Diospyros mespilijorinis) dont il a été question plus haut, est un arbre de haut jet, très utilisé par les indigènes : le bois pour divers travaux de menuiserie; les feuilles, le fruit, l'écorce, comme remèdes.

Les feuilles et les fruits convenablement macérés servent dans la dysenterie ; les feuilles, seules, sont utiles contre la lièvre : l'homme qui les cueille à cette lin, doit les prendre de la main droite et les passer dans la main gauche avant de les remettre à la fillette qui doit les recevoir; elles servent ensuite pour préparer une boisson après macé-ration suffisante dans l'eau froide, l'on en met également dans Teau du bain ; l'on brûle l'écorce avec des vieux chilTons pour obtenir une fumigation efficace pour guérir les chevaux atteints de certaines affections du nez ; seule et réduite en poudre, elle est administrée aux chevaux comme vermifuge.

Quant à la racine, un bout attaché au poignet, par une ficelle, est un sûr préservatif contre les morsures de serpent et les atteintes des esprits malins; appliquée sur les reins, elle guérit de la courbature; associée à celles du iuro, et du dvuto, elle donne une boisson abortive ; par contre, seule, elle donne, par macération, une boisson que l'on prend le lundi et le vendredi pour faire cesser la sté-rilité.

La stérilité est, en efifet, regardée comme un malheur, du moins par certaines gens qui s'efforcent alors d'y remé-dier. Outre la racine du dyombo, on emploie dans ce but l'écorce de bembo [Lannea acida) ; ce remède exige, pour sa perfection, des rites précis et nombreux ; en plus de paroles, que nous ne connaissons pas, l'on peut remarquer que (i) Nous avons emprunté divers détails, pour ce sujet, à l'intéressant travail de M. Constancia.

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