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l38 MONOGRAPHIE DES KHASSONRÉ les bêtes justicières — les faux talismans pour ressusciter les morts — les enfants élevés par les génies — les griots {dvalo) excitant le courage des victimes que l'on conduit aux sacrilices — les gestes magiques — les révélations interrompues — la femme fourbe — l'hvène monture — le compagnon qui s'impose — l'enfant qui parle dans le sein de sa mère — les cadeaux artificieux — le retour au naturel.

Sans doute, les indications dégagées par M. Equilbecq portent sur des récits bien plus nombreux que ceux recueillis par nous et concernant des populations dont certaines sont, à divers titres, fort différentes des Khassonké; pourtant, les conclusions qui précèdent me paraissent parfaitement applicables au Khasso car, non seulement les récits que nous avons donnés confirment certaines d'entre elles, mais encore notre connaissance personnelle du milieu et de ses contingences nous permet d'affirmer que tous ces thèmes et toutes ces formes entrent dans les possibilités du Khasso des recherches en ce sens le confirmeront sans aucun doute.

Quels sont les acteurs de ces récits ? Ce sont, d'abord, les êtres humains, tels qu'ils sont ou à peine modifiés; ce sont aussi des êtres à côté ou hors de l'humanité: génies, monstres, sorciers, anti-sorciers ; ce sont, encore et surtout» des animaux; quelquefois, enfin, des végétaux, des miné-raux, des armes magiques (talismans, philtres), ou merveilleuses ;des abstractions diverses : faim, mort, mensonge, vérité.

Ceux de ces acteurs, qui ne sont pas humains, ont ce trait commun d'être le plus souvent anthropomorphisés ; parfois ils agissent comme s'ils tenaient simplement la place de l'homme.

Quant au but de ces récits, des fables notamment, il ne semble point être d'endoctriner ou de moraliser: s'il s'en dégage une morale, l'auteur n'v est pour rien.

D'autre part, s'il est frappant que, dans les récits où ils paraissent, les acteurs, autresque l'homme, tiennent la place

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