Sudan Archive

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LA N'IE MAIEKIELLt; El MORAI.K l H) long du Sénégal, hypnotisés par la recherche d'un Eldorado, qui toujours s'enfuit devant eux. Voyons ce que produisit chez les Khassonkc cette organisation commerciale.

En principe, tout peut être échangé; le cliflîcileest d'obtenir ce que l'on désire à la place de ce que l'on offre. Mais cette difliculté primordiale s'atténue par le fait que certaines matières sont d'une utilité tellement courante que l'on est sûr, en les offrant, de les voir accepter. Ainsi, sans qu'il y ait eu à proprement parler des monnaies, il v a eu des matières en tenant lieu, tant il était courant de les prendre pour base des évaluations.

Le plus ancien de ses étalons d'échange est peut-être le mil : c'est, en tout cas, la denrée qui constitue, par son importance alimentaire, non moins que par sa facile division, l'étalon-échange par excellence et c'est pourquoi, sans doute, on le trouve à la base de la vie économique locale. Depuis des siècles, Ton se sert pour le mil d'une mesure nommée muddii, qui a sûrement été introduite par les -Maures; c'est une sorte de tronc de cône en bois. Dans la pratique courante, l'on entend par muddii, l'ensemble de la capacité de la susdite mesure et du volume du cône de grains dont on la surmonte; dans le muddii exact (i), cet ensemble est de 44 poignées moyennes de mil gadvaba. Le muddu a deux sous-multiples effectifs, le muddu-en-nabi et le nifga : le premier est, à vrai dire, sans emploi pour le commerce; il est employé seulement dans quelques circonstances spéciales, notamment pour le grain dû au marabout à l'occasion des fêtes musulmanes et pour l'aumône à (1) Dans les villages bien administrés, il est de principe que le chel' du village tienne à la disposition de qui le désire, un muJdu exact, de manière à éviter ou à trancher les contestations et, plus encore, à permettre aux étrangers de passage d'éviter la (raude.

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