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12 > MONOGRAPHIE DES KHASSONK.E taire aux pauvres; le nifga cntienl environ 5 poignées moyennes de mil gadyaba.
11 est admis qu'il faut un àQm\-muddu de mil «sec» pour la nourriture quotidienne d'un adulte, soit : un quart de muddu de mil employé effectivement à la préparation d'un repas et l'autre quart de muddu utilisé pour obtenir, par voie d'échange, les condiments et autres denrées alimentaires (viande, poisson, suinbara...).
Le nifga est tenu pour la mesure de la quantité indispensable à chacun des deux repas quotidiens de l'adulte.
C'est ainsi que, lorsqu'il n'y a pas à pourvoir à l'achat par voie d'échange, le mil nécessaire pour l'alimentation de la journée est délivré chaque matin par le luiigo ou la juusofolo, ou toute autre personne préposée à ce service, à raison de deux nifga par adulte.
C'est sur ces bases que quiconque s'atTranchit du travail qu'il doit à son maître verse à celui-ci une redevance au moins égale à la quantité de mil qu'il était censé en recevoir pour sa nourriture soit, à raison d'un demi muddu par jour, i8o muddu par an. Sans avoir recours au muddu on évalue approximativement la quantité de mil par le nombre de paniers nécessaires pour le contenir. La capacité de ces paniers est variable. Il était de coutume, autrefois; que chaque lutigo donnât, lors de la récolte, un panier de mil à son duguiigo.
Le mala est une mesure lictive pour les grains, sa capacité est variable.
C'est en muddu (i) qu'était, le plus souvent, évaluée la quantité de grains à payer par les tributaires, les vassaux, ainsi que les gages des personnes employées à divers titres.
I! ne semble pas douteux que, pour la population autoch-(1) Il va de soi qu'au mil gadyaba qui sert à déterminer la capacité de l'étalon, l'on peut substituer toute autre matière alimentaire. L'arachide vient ainsi en second, après les diverses céréales. Le muddu sert encore pour le sel, et plus généralement pour tout ce qui est susceptible d'être mesuré sous cette forme. Sauf pour l'or, il n'y a pas de mesures de poids.