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LA VIE .MATÉIMF.I.LK El MORAIJ-: I05 tionnccs, si bien que, dans un même champ, les pieds de l'une et l'autre \ariétés poussent côte à côte. Le terrain prélérépour la culture du coton est celui des villages abandonnés. Il semble que cette pratique, basée sur l'expérience, se justifie par ce tait que ces terrains sont naturellement fumés et point trop humides.
D'ailleurs, la culture du coton est très aléatoire soit parce que, l'hivernage étant peu plu\ieux, la plante végète mal, soit parce que l'abondance des pluies détermine une maladie de la capsule et de son contenu. Les soins donnés sont, du reste, très superficiels, à peine quelques sarclages et aucune précaution pour obvier à la sécheresse.
Pour tous ces motifs, le rendement est loin d'être normal et la qualité cUe-mcme en souiVre.
L'indigo est pareillement semé à la \olée, puis tantôt éclairci, tantôt repiqué. Les terrains préférés sont ceux à proximité du village; on les prépare sommairement, l'on sème en juin et l'on récolte en novembre. Après un an, la plante fournit annuellement trois récoltes.
On récolte les feuilles avec grand soin et en éliminant surtout les brins de paille qui ne manqueraient pas ensuite de proNoquer des fermentations nuisibles à la teinture. Les feuilles fraîches sont jetées dans un mortier où on les pile juste assez pour les faire s'agglomérer: on obtient ainsi le pain d'indigo qui sert pour la préparation de la teinture. Sous cette forme, l'indigo peut être conservé deux ans environ: celui qui date d'un an à dix-huit mois est réputé le meilleur.
Le tabac est l'objet de quelques soins spéciaux, car il est plus délicat que les autres plantes cultixées. Après axoir été semé à la xolée, il est mis en place dans un terrain à proximité de l'eau et c'est à peu près la seule plante pour laquelle l'indigène se donne la peine de recourir a l'arrosage. D'ailleurs la plante n'est jamais de belle venue, les feuilles sont relativement petites. L'on en C'>nnaît deux