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LA \'IK .MAIlCRIELI.i: KT MOKALK lo3 Voici, à cet égard, comment on procède pour le mil. L'on ne sème pas à la volée. A l'aide d'une houe qu'il tient à la main droite, le semeur, demi-courbé et le pied gauche en avant, creuse d'un coup un petit trou dans lequel il dépose quelques-uns des grains qu'il tient dans la main gauche; puis, tandis qu'il avance d'un pas pour une nouelle opération semblable, il ramène a\ec son pied droit la terre dans le trou. Et il continue ainsi.

Les plus habiles opèrent à la fois à droite et à gauche: en ramenant le pied droit, ils donnent, un peu \ ers la gauche, un coup de houe et opèrent pour ce nouveau trou, avec le pied gauche, comme ils ont opéré précédemment avec le pied droit pour l'autre trou ; ils effectuent, de la sorte, une double besogne : mais il faut une grande habitude pour que les semailles faites de cette manière soient régulières et, pour ainsi dire, en quinconce à environ un pas d'intervalle.

Les millets, maïs et arachides sont ensemencés comme le gros mil ; l'on varie seulement l'espacement des grains; il doit être plus grand pour le gros mil que pour le maïs et plus grand pour celui-ci que pour les millets ou les arachides.

Une huitaine après ce premier tra\ail, il est bon de revenir pour s'assurer si les grains ont levé et, le caséchéant, remplacer ceux qui manquent. Plus tard, il y a lieu de sarcler et de butter et, au fur et à mesure que la plante grandit, grandissent aussi les soucis de l'agriculteur, car nombreux sont les ennemis de sa récolte. Ce sont les chenilles qui la dévorent en herbes, les sauterelles qui l'anéantissent même quand elle est déjà bien dé\"eloppée, les oiseaux qui mangent le grain, les singes qui dévastent tout; sans compter les agents atmosphériques, qui ruinent en quelques instants ses meilleures espérances. Aussi le bon cultivateur est-il en permanence dans ses champs pour veiller sur la moisson. Dans des abris suréle\és, les enfants guettent les pillards,

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