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LA VIE MATKRlia.l.l': ET MOHAl.E 99 dans cette position par un dispositif qui détermine leur chute sur l'imprudent qui s'attaque à Tappàt.

Par des mo\ens analogues, dont la description n'apprendrait rien de n(juveau, les chasseurs capturent toutes sories d'animaux très appréciés pour l'alimentation.

Les biches, les antilopes, les sangliers, le porc-épic, ne sont pas rares; l'éléphant fréquente certaines régions éloignées des lieux habités, tandis que l'hippopotame recherche le voisinage des jardins et des plantations où il commet journellement des dépradations.

Les fauves malfaisants : lion, panthère, signalent de côté et d'autre leur présence et les plus hardis et les plus adroits chasseurs ont souvent beaucoup de peine à purger le pays de ces hôtes dangereux.

Le caïman, dont le voisinage inspire une terreur fort légitime aux femmes, qui sont bien obligées d'aller laver ou puiser l'eau, est traqué de diverses façons et l'on a même recours à un piège assez ingénieux. A terre, près de l'endroit où gîte le terrible saurien, l'on dispose une béte morte, cadavre d'âne, de mouton ou autre, dans laquelle l'on glissj un fort bâton de o m. 3o à o m. 35 de long attaché, par son milieu, à l'extrémité d'une forte corde dont l'autre extrémité s'enroule sur un solide pieu fixé profondément dans la terre. L'animal, attiré, emporte l'appât et l'engloutit avec le bâton qu'il contient,'mais,par le dispositif adopté, le bâton se met en travers et, dans les elTorts que fait la bète pour s'en débarrasser, crève les intestins, ce qui amène la mort du caïman.

Les animaux ne sont pas mis à mort seulement pour servir à l'alimentation ou supprimés parce que nuisibles Certains donnent des produits utilisés par les indigènes ou que ceux-ci vendent aux européens. Ainsi l'aigrette, le marabout, la macreuse fournissent des plumes recherchées; la civette, ou du moins un animal mUni comme elle dune poche à musc, est très estimé des indigènes

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