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9 MONOGRAPHIK DES KIIASSONKÉ Ces chasseurs sont des fervents de l'alTût. l'ne paillotte. on pourrait dire une botte de paille, à l'intérieur de laquelle il prend place et qu'il dispose généralement à quelque distance de l'abreuvoir, permet au chasseur de se dissimuler et d'attendre de longues heures la venue du gibier; mais ce n'est pas toujours la biche inofifensive qui survient.
Toutefois, la surprise n"est pas toujours grande pour un coureur de brousse, car il y a des animaux dont la présence dénonce la proximité d'autres animaux : ainsi la biche, la pintade font prévoir le lion ; la macreuse dénonce l'aigrette.
Les engins de chasse sont divers et nombreux. Des filets à larges mailles, savamment dissimulés dans les herbes, servent à capturer les antilopes et les biches qui viennent s'}' empêtrer après avoir été convenablement rabattues. Des collets bien disposés sont utilisés pour prendre les biches et d'autre gibier. Pour certains animaux pesants l'on a recours à la fosse, dont on cache l'ouverture avec des branchages légers recouverts de terre; sur ce plancher fragile une proie d'ordinaire vivante (mouton ou chèvre) sert d'appât.
L'on n'ignore pas non plus ces engins assez compliqués, lourds, tranchants, parfois empoisonnés que l'on suspend en bonne place à une maîtresse branche, et qui frappent mortellement la grosse bête qui, involontaireinent, a mis leur mécanisme en mouvement.
Contre l'hvène en particulier, l'on use d'un piège spécial ; une sorte de chambre de i m. 5o de haut, 2 mètres de long et o m. 60 à o m. 70 de large est édilice, dans un endroit propice, à l'aide de dalles en pierres; l'une de ses dalles est aménagée, à l'entrée laissée béante, de manière à écraser l'hyène qui en pénétrant pour saisir l'appât, placé à l'intérieur, en aura déterminé la chute.
Bien des animaux sont tués par un dispositif très simple; une pierre plate et pesante levée presqu'à Oo" et maintenue