Facsimile · p. 110
QO MONOGRAPHIE DES KHASSO.NKK pipédique mobile et de mômes dimensions, dont les barreaux sont des bâtons d'environ o m. o3 de diamètre, c'est alors le tara ; soii sur les fourches de 4 piquets solidement lichés dans le sol de la case, c'est le kharharho. Sur cette manière d lit, on accumule des pagnes, dont certains servent de couvertures. Une moustiquaire, en toile plus ou moins légère, quelquefois en mousseline européenne, est suspendue en bonne place à laide de ficelles attachées d'autre part au clavonnage du toit, mais c'est là un luxe encore assez rare et dû à l'influence des Européens. Des calebasses à couvercle, des jarres, des sacs en cuir tiennent communément lieu de nos placards ; parfois un colTre parai lélipipédique en bois ikankiran') ou une malle, en bois ou en fer et de fabrication européenne, servent à renfermer les choses les plus précieuses. Des cadenas européens, ou maures plus souvent, sont employés pour fermer le coffre ou la malle ainsi que les sacs en cuir. Comme d'ordinaire Ton s'accroupit, les sièges ySigilan') proprement dits sont peu répandus; le cas échéant, la natte ou le lit en tiennent lieu ; pourtant, il v a souvent, près de la porte de la case et à l'intérieur, un s'ihgQ en terre battue appelé humoristiquement rfug"u-/a?2a-s/i', le siège du menteur du village. L'on confectionne pour les femmes de petits tabourets portatifs, ils sont en bois et d'une seule pièce, on les nommes korome : l'on fabrique aussi des sièges élevés dans le stvle du tara et qui, munis d'un vague dossier, rappellent nos chaises.
l'stensiles de ménage.
La cuisine se fait dordmaire en plein air et les ustensiles sont rarement mis à l'abri dans les cases. Le fover (gwadula) est formé par trois pierres, ou par trois mottes de terre façonnées en pain de sucre, ce sont les sinkuru. Le combustible est le bois mort {lorho : le feu ne s'éteint