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I.A VIK MATKKIKI.I.E El MORALE Hj I.cs cabinets sont inconnus, en général, l'on va en plein air, les terrains vajues aux alentours des lieux habités sont, par suite, fort malpropres.

Il n'est pas rare qu'une partie de la lu soit cultivée en hixernage, il est même d'usage de semer des cucurbitacées auprès des cases et des clôtures de sorte que, pendant plusieurs mois, les demeures disparaissent sous la xerdure, ce qui ne contribue pas peu à en égaver l'aspect, d'ordinaire délabré et miséreux, quand les esclaves n'en assurent pas l'entretien.

C'est aux femmes de la maisonnée qu'incombe le soin de tenir la lu propre, aussi, dès le matin, voit-on les ménagères pn>céder à un bala\age qui soulève des nuages de poussière. Les ordures sont portées au dehors ou jetées dans une des excavations qui, dans la lu môme, proviennent de l'extraction de la terre employée aux constructions.

La lu se transforme facilement dans l'ensemble comme dans le détail. Lorsque le nombre des habitants s'accroît — quand le maître prend une autre femme, par exemple — de nouvelles constructions sont nécessaires, on les édifie sans souci de svmétrie ou de disposition géométrique, soit sur le terrain même de l'enclos, soit à proximité de ce terrain, ce qui, dans ce dernier cas, entraîne le déplacement corrélatif de la clôture. D'autres fois, au contraire, le nombre des habitants diminue — par suite de décès, d'émigration — les casesdes disparus demeurent, maison les néglige et elles tombent en ruines: il en est ainsi, normalement, de la case dans laquelle le maître défunt s'est fait inhumer. La lu apparaît donc tantôt comme bien tenue avec des constructi<ns et une cl<')ture en bon état, tantôt comme un misérable amas de ruines dans lequel s'élèvent de-ci de-là des cases bien entretenues.

Les lu contiguës, dans le village, ont des séparatit'ins mitoyennes, élevées et réparées à frais communs, et qui

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