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86 MONOGRAPHIK DES RHASSONKi: Dans les deux cas. l'on forme avec les parois verticales prolongées une bordure de quelques centimètres de haut, le toit est ainsi une cuvette dont on assure l'écoulement à l'aide de gargouilles en bois, à raison d'une ou deux par face. En principe, les cases n'ont pas d'autres ouvertures que les portes; les fenêtres, que l'on voit à certaines d'entre elles, sont d'introduction européenne; mais il est d'usage local de pratiquer dans le toit un trou — d'au plus o m. 25 ào m. 3o de diamètre — que l'on munit extérieurement d'un ressaut en pisé destiné à éviter Tinliltration de l'eau de pluie et, aussi, d'un couvercle en poterie.
Il n'est pas rare de voir ces trois types de case voisiner, soit dans une même lu, soit dans des lu contiguës : elles servent de logement {si 101'= chambre à coucher), de cuisine {gwa-bun'i, d'écurie \su-bun'). de magasin nafulubun').
Des édicules sommaires, sortes de toits plus ou moins étanches, gwa, sont dressés, suivant les besoins, pour abriter : le cheval en temps chaud, les femmes qui font la cuisine et, plus souvent, pour s'assurer un coin de fraîcheur où l'on s'installe pour bavarder, faire la sieste et recevoir les visiteurs. Souvent ainsi un gwa, reliant deux cases, forme entre elles une manière de salle ouverte sur les flancs.
Des petits greniers à provision sont répartis suivant les besoins ou les circonstances: ce sont des petites cases en pisé, de 1 mètre à i m. 20 de haut, avec toit en chaume servant de cou\ercle et ne présentant aucune ou\erture latérale; le plus souvent, ils reposent sur une assise en pierre destinée à les préserver des termites.
Certaines lu possèdent un poulailler, constitué par un cylindre de pisé de o m. 80 à o m. 90 de haut, présentant une petite porte que l'on obture soigneusement le soir venu et la volaille rentrée: là où il n'existe pas, les volailles sont mises sous une jarre renversée ou enfermées dans une cage que l'on suspend.