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LA VIK MATKHIKLLE ET MOKALIC 85 possible; mais s'il s'agit de leur reconnaître la priorité de cette fabrication, j'estime qu'il \-a lieu de faire les plus expresses réserves. En attendant la mise au point de cette question, je signale ici une coïncidence qui ne me paraît pas fortuite : une serrure identique est, de temps immé-morial, en usage en Orient, elle se trouve décrite et repré-sentée à la page 352 de la .S'rr/f d'aujourd'hui, par le docteur Lortei, Hachette éditeur, 1884. L'identité est telle que je n'ai pour ainsi dire fait qu'emprunter la description donnée dans cet ouvrage ii .
Far la suppression des broches, la serrure ci-dessus est transformée en un simple verrou.
En outre de la porte, les parois de la case sont quelquefois pourvues d'un ou deux évents, c'est-à-dire de trous circulaires de o m. 20 de diamètre, ménagés à quelque distance du toit et destinés à faciliter le renouvellement de l'air. Dans le troisième type, qui nous reste à décrire, la case est un parallélipipède rectangle, entièrement en pisé; les parois verticales ont une épaisseur variable atteignant parfois o m. 26 à m. 3o; elles sont percées de baies munies de portes à serrure ou à verrou, tout comme dans le type pré-cédent. La construction des parois latérales s'effectuant d'après les mômes modes décrits pour le bâti en maçonnerie sus visé, nous n'avons rien à ajouter à cet égard. Quant au toit, on procède de deux façons : tantôt, un lattis de fortes branches d'arbre ayant été placé sur la partie supérieure des parois verticales, on lui superpose des nattes, puis un lit de petits morceaux de pisé, puis une couche de terre fine que l'on dame soigneusement et que l'on recouvre d'un crépissage ordinaire; tantôt. Ton dresse à l'intérieur, contre les parois, des bois fourchus, servant d'appui à des solives sur lesquelles on établit alors le toit comme il vient d'être dit, c'est en dédnitive le premier système renforcé.
(1) Pour le docteur Jicard cette serrure indigène est d'onjine égyptienne (Cf. Docteur Ricard, le Sénégal, p. 201).