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FERLINI'S NARRATIVE " s'etendait environ 48 brasses de longueur, c'est-a-dire qu'elle " avait 168 metres carres.
" Monte au sommet de la pyramide, avec quatre ouvriers, pour " mettre la main a I'ouvrage, je reconnus au premier coup-d'oeil " que la demolition pouvait se faire fort facilement, et que " le monument tombait deja de vetuste; les premieres pierres " enlevees, je relevais mes ouvriers. Pendant qu'on jetait par " terre les pierres des gradins, ne pouvant plus resister a Tardeur " du soleil dont les brulans rayons donnaient jusqu'a 48° de " Reaumur, j'allai me reposer avec M. Stefani a I'ombre d'une " pyramide voisine. Tout-a-coup je fus appele par mon fidele " domestique. J'accourus avec mon ami au haut du monument . . . " et je sentis deja mon coeur s'ouvrir a la douce esperanee . . . Je " vois mon domestique couche sur son ventre, sur I'emplacement " qu'il avait pratique, et cherchant a couvrir de son corps " I'ouverture qui venait d'etre decouverte. Les noirs, pousses par " la cupidite, voulaient k toute force chasser mon domestique et " plonger leur mains avides dans le fond de I'ouverture . . . " Nous fimes bonne contenance, et les armes a la main, nous les " forames de descendre ; nous appellames d'autres domestiques " de confiance, et nous fimes continuer la fouille en notre " presence.
" L'ouverture nous laissait entrevoir un vide qui contenait des " objets que nous ne pouvions distinguer. Ce vide, ou cellule, " etait forme de grandes pierres grossierement assemblees. Nous " fimes enlever les pierres les plus larges qui couvraient le plan " superieur et nous reconnumes une cellule ayant la forme d'un " carre long et composee de grosses pierres superposees qui " formaient les quatre murs lateraux correspondant aux gradins " de la pyramide. Cette cellule avait quatre pieds de hauteur " sur six ou sept de longueur. La premiere chose qui frappa nos " regards ce fut un grand corps convert d'un tissu en coton d'une " eclatante blancheur qui, a peine touche, tomba en poussiere. " C'etait une espece de table ou autel, {inoisa sacra ou ara doniestica) " soutenue par quatre pieds cylindriques et entouree d'une " balustrade de barreaux en bois, grands et petits alternativement " places. Ces barreaux etaient sculptes et representaient des "figures symboliques (No 153). C'est sous cette table que se " trouva le vase en bronze porte au No. 108, et qui contenait les " objets precieux enveloppes dans du linge semblable a celui dont " je viens de parler. Pres du vase et sur le plan de la cellule, "etaient symetriquement disposes, au moyen de fils, des colliers, " des pates en verre, des pierres de couleur, &c. II y avait aussi " quelques talismans, de petiies idoles, un etui cylindrique en metal, " de petites boites travaillees au tour remplies d'une matiere " pulverisee dont je donne plus loin I'analyse, une scie, un ciseau, '' et plusieurs autres objets dont j'ai donne la description dans mon " catalogue.
" J'enfermai tous ces objets dans de petits sacs en cuir, et je 317