Sudan Archive

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THE EGYPTIAN SUDAN " mens affreux, nous tendaient la main pour demander le salaire *' d'un ouvrage que je regardais comma perdu. En outre de cela ** notre nourriture etait execrable, nos veillees continuelles ' pour ** mettre notre vie a couvert contre les embuches que nous redou-" tions a chaque instant; une chaleur insupportable, la crainte " de perdre en un instant tout espoir de reussite dans une entre-*' prise couteuse que je poursuivais avec perseverance! il faut " convenir que cette perspective etait bien faite pour abattre tout *' autre esprit plus fort que le mien ; toutefois elle agissait sur *' moi avec tant de violence, que souvent j'etais sur le point de " renoncer a mes projets. Mais quand je voyais les ouvriers mal " nourris travailler avec assiduite dans I'espoir de se procurer un ** faible profit, je reprenais courage et a tel point, que je resolus ** de revenir sans le sou, ou bien possesseur d'un tresor. Et " voila. comment apres avoir fouille un edifice, je penetrais dans *' un autre. " Quand M. Stefani eut termine les travaux de sa pyramide, je " lui ordonnai de commencer un autre ouvrage ailleurs, c'est-a-" dire entre le village et les pyramides situees a Test sur la colline " oil sont les restes d'une cit( antique. Cette tentative ne " produisit aucun resultat satisfaisant ; mais les indigenes " m'encourageaient et m'assuraient qu'ils savaient positivement, " d'apres une ancienne tradition de leur pays, qu'il y avait des *' tresors caches pour plus de quarante ardeb d'or ; (environ " quatre mille livres) je ne voyais la qu'une fable inventee dans " le dessein de m'engager a poursuivre mes travaux, et a donner a " ces barbares des vivres et de I'argent. Je me confirmai d'autant " plus dans cette opinion que les excavations de M. Stefani ne *' produisirent rien ; car il ne trouva qu'une figure en bois dont le *' c6t( droit du visage et le bras droit etaient a-demi ronges *' (No. 154). Je n'eus gueres plus de bonheur que mon compagnon, " car, etant parvenu a fouiller la quatrieme pyramide sans rien " trouver d'important, en m'en allant, je decouvris un grand " cercle en chalc(idoine saphirte, allonge en forme conique, et ** tronqu aux extremites ; je i'ai place au No. 148. "Afflig de I'inutilite de mes perquisitions dans les petites ** pyramides, je me d6cidai a faire une derniere tentative sur I'une " des grandes situees a I'extremite de la colline, et precisement "sur elle que j'avais remarquee presqu'intacte. Cette pyramide " etait celle dont M. Cailliaud de Nantes avait donned la descrip-*' tion dans la relation de son voyage aux rivieres blanche et bleue, " torn. \\., page iJ, fig. F. II est inutile que je m'dtende ici sur ce "beau monument qui est assez genuralement connu ; je dirai " seulement qu'il avait 64 degres, hauts chacun d'une demi-brasse, ** formant I'ensemble de la pyramide, de maniere que la hauteur ** totale etait de 32 brasses, ou 28 metres. De chaque cot elle ' " M. Stefani et moi nous etions obliges de veiller chacun la moiti6 dela nuit redoutant l'infidlit6 de nos gens et la cruaut6 des negres."

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