Facsimile · p. 368
THE EGYPTIAN SUDAN ** Nous pla9ames done nos tentes pres du petit village de Begaraviah peu eloigne du Nil, et nous louames quelques cabanes de negres. Nous employames une partie de nos gens a faire avec les peaux de boeuf des corbeilles propres a transporter la terre ; le reste de nos esclaves devait veiller a la garde des chameaux. Puis nous allames visiter les pyramides qu'on apercevait tres distinctement a une heure de distance. Nous traversames d'abord I'ancienne ville de Meroe, presqu'entierement couverte par le sable; nous n'y vimes que quelques sphynx en granit noir, degrades et en partie detruits. Non loin de la ville on trouve beaucoup de pyramides unies et tombant en ruines ; pres de la nous nous trouvaines devant une colline dont le sommet etait couronne de 21 pyramides ruinees surtout dans la partie superieure. Une seule etait encore presque intacte. A Test nous en aper9umes 8 autres plus petites et tres bien conservees ; au pied de la colline nous en vimes plusieurs autres encore plus petites qui n'avaient d'intact que le portique, ou sanctuaire, charge d'inscriptions hieroglyphiques. C'est ici que je voulais commencer mes travaux, mais mon ami M. Stefani m'engagea 4 faire un premier essai dans la ville situee a proximite des alleges des sphynx.
" Quatre jours apres notre arrivee, nous campames tout notre monde, et demandames au Scheick, ou chef du village, des ouvriers. Dans les premiers jours ceux-ci, croyant que nous ne leur paierions pas leur salaire, n'arrivaient qu'avec defiance, mais par la suite ils se presentereni en si grand nombre que nous fumes obliges de les renvoyer. Nous fouillames d'abord une espece d'habitation qui semblait avoir ete d(5truite par la main des hommes. Nous y troiivames une plaque composee d'une espece de pate enduite d'un vernis emaille en bleu, et un ichneumon en serpentin. C'est en vain que nous poursuivimes nos recherches dans I'espoir de trouver quelqu'objet precieux ; nous dumes aller ailleurs.
" Je quittai M. Stefani, et j'allai avec cent hommes visiter les grandes pyramides. Peu de jours apres mon ami decouvrit une autre habitation plus grande que la precedente, mais ce fut sans aucune chance de bonheur puisqu'il ne trouva qu'une petite idole en terre cuite vernissee. Sur ces entrefaites j'avais deja demoli les restes d'une petite pyramide situee au pied de la colline ; parvenu au bas de la montagne, je la trouvai formee de dalles noires qui semblaient y avoir ete placees de la main des hommes. Je cherchai, a I'aide du pic, a pen(5trer plus avant dans les fondemens, et apres avoir enleve peu de terre, je vis distinctement un gradin. C'etait la premiere marche d'un escalier pratique au centre du monument. Apres ce gradin j'en decouvris un second, puis un troisieme et ainsi de suite. La nuit survint, il fallut suspendre Touvrage ; mais le jour suivant j'appelai M. Stefani, ses gens et les arabes qui s etaient joints a lui ; nous (itions en tout 350 personnes ; c'etait precisement le 314 I