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95 de Fèz possède un territoire plus vaste, des ressources plus étendues et 81 des édifices plus importants ¹). De Fèz à Bani Tàwadà, on compte 2 journées. Cette ville fut fondée par un émir sur l'ordre du prince Almoravide (al-Molattsim) et était autrefois florissante, son territoire produisant tout ce dont les habitants avaient besoin en fait de céréales, de laitage, de beurre et de miel, tandis que les bazars étaient bien fournis. Par sa situation dans le voisinage de la montagne de Ghomàra, ce lieu était comme une place frontière, formant une barrière contre les incursions des brigands de Ghomàra qui infestaient ces contrées. Entre elle et l'extrémité (méridionale) de la montagne de Ghomàra, il y a une distance de 5 milles. Entre Bani Tàwadà et Fèz s'étend une plaine traversée par la rivière de Sabou. Du lieu où la rivière coupe la route de Bani Tàwadà, à Fèz, on compte 20 milles. La plaine est habitée par des tribus berbères connues sous le nom de Lamta. Leur territoire s'étend depuis Bani Tàwadà jusqu'à la rivière de Sabou et jusqu'au village d'Ocàcha. Entre ce village et Bani Tàwadà, on compte 1 journée; entre ce même bourg et la ville de Fèz, 2 journées. La ville de Bani Tàwadà fut entre celles du Maghib la première victime des désastres qu'a causés la conquête des Maçmouda. Ils la ruinèrent de fond en comble, renversèrent ses murs et rasèrent ses édifices, de sorte qu'il n'en reste que l'emplacement. Cependant, à l'époque où nous écrivons, une centaine d'individus s'y sont fixés pour y cultiver les champs à cause de la bonté du sol, de la richesse de la végétation et de l'excellence du blé que ce pays produit. Les caravanes qui partent de Tlemcen pour Sidjilmasa vont d'abord à Fèz, puis à Çofroui, de là à Tàdala, ensuite à Aghmât, de là à Bani Daï'a, et enfin à Sidjilmasa ²). Il existe une seconde route par 1) Leon l'Africein, p 193. . .nisi quod Fessae multo sumptuosiora sint aedificia. 2) Plus haut le Pantent a dit que la route à partir de Tadala passe par Bay 3