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116 Coll et de Bone (Bouna). Cette tribu est renommée par sa générosité et par l'accueil qu'elle fait aux étrangers. Ce sont certainement les gens du monde les plus hospitaliers, car ils n'ont pas honte de prostituer leurs enfants mâles aux hôtes qui viennent les visiter, et, loin de rougir de cette coutume, ils croiraient manquer à leur devoir s'ils négligeaient de s'y conformer; divers princes ont cherché à les y faire renoncer, même par des punitions très sévères, mais toutes les tentatives qu'on a pu faire ont été vaines. A l'époque où nous écrivons, il ne reste plus, de la tribu de Kitâma, jadis très nombreuse, qu'environ quatre mille individus. Ce détestable usage ne se pratique pas parmi les Kitâma des environs de Satif, qui ont toujours désapprouvé et considéré comme abominables les mœurs des Kitâma habitant les environs d'al-Coll et les montagnes qui touchent à la province de Constantine (Cosantinato'-Hawâ). A 2 journées de cette dernière ville on trouve Bilizma, petite forteresse avec un faubourg et un marché; on y trouve des puits abondants. Bilizma est située dans une vaste plaine et bâtie en grandes pierres, comme on en employait aux anciens temps. Les gens du pays disent que sa construction date du temps du Messie. Vu du dehors, le mur de cette ville paraît très élevé; mais, comme le sol intérieur est encombré de terre et de pierres jusqu'au niveau des crâneaux, dès qu'on est entré dans la place, on n'aperçoit plus aucun mur, ce qui est très remarquable. Hiçn Bichr est un château peuplé dépendant de Biscara; c'est une 100 place très forte, environnée de champs cultivés, mais elle se trouve actuellement au pouvoir des Arabes. On compte de Hiçn Bichr à Bougie 4 jours de chemin, et 2 de Hiçn Bichr à Constantine. Nous venons d'énumérer les villes et les pays compris dans la présente section, et nous avons décrit avec les détails convenables ce qui nous a paru digne d'être remarqué. Il nous reste à parler du littoral de la

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