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115 Faddjo 'z-Zorzour, au fort d'al-Mançouriya, sur le bord de la mer, puis à Matoussa. Matoussa est un village bien peuplé, où il y a une mine de gypse dont les produits sont transportés à Bougie. De Matoussa à Bougie, on compte 12 milles. En tout, de Djidjil à Bougie (Bidjâya an-Nâçiriya, ville d'an-Nâçir), 50 milles.

Four revenir à Djidjil, cette ville a deux ports : l'un, du côté du midi, d'un abord difficile et où l'on n'entre jamais sans pilote; l'autre, du côté du nord, appelé Marsâ 's-Cha'râ, parfaitement sûr, calme comme un étang, et d'un fond de sable, mais où il ne peut entrer que peu de navires.

De Djidjil à al-Coll, située à l'extrémité du pays compris dans la pré-sente section, 70 milles. Al-Coll, autrefois une ville petite, mais florissante, n'est actuellement qu'un port avec quelques habitations et champs cultivés. Du côté de la terre elle est fermée par des montagnes. D'al-Coll à Constantine, on compte 2 journées, en se dirigeant vers le sud et en traversant un pays occupé par les Arabes. Non loin de Bougie, du côte du midi, est le fort de Satif; la distance qui sépare ces deux points est de 2 journées. Hiça Sactif est une place grande comme une ville et fort peuplée, bien pourvue d'eau et entourée de vergers; parmi les fruits que les environs produisent, on remarque surtout des noix d'une excellente qualité; elles y sont tellement abondantes qu'on les vend à très bon marché et qu'on en exporte quantité au dehors.

De Sactif à Constantine, on compte 4 journées. Près de Sactif est une montagne appelée Icdjân, habitée par des tribus Kitâmiennes. On y voit une citadelle bien munic qui appartenait autrefois aux Banou Hammâd. La montagne, qui est à la distance d'une journée et demie de Bougie, touche, du côté de l'ouest, à celle de 99 Djalâwa.

Les possessions de la tribu de Kitâma s'étendent au-delà des pays d'al-

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