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123 sont les villes de Nigâous et de Djamounis. Toutes ces villes ont entre elles beaucoup de ressemblance, tant sous le rapport de la qualité des eaux, que sous celui de la nature des productions. On y recueille beaucoup de dattes, mais le blé y est rare et l'on est obligé d'en faire venir du dehors.
Caſça est un lieu central par rapport à divers autres, ainsi, par exemple : de Caſça à al-Cairawân, en se dirigeant vers le nord-est, on compte 4 journées.
Au sud-ouest (do Caſça ?), et à la distance de 5 journées, est Bilcàn ¹), ville bien pourvue d'eau, mais ruinée depuis l'époque à laquelle les Arabes se rendirent maîtres d'elle et de tout le pays environnant. Elle est à 4 journées de distance de Caſça.
De Caſça, en se dirigeant vers le midi et la montagne de Nafouſa, à le ville de Zaroud ²), 5 journées.
De Caſça à Nafta, ville bien peuplée, dont les habitants s'adonnent au commerce, et dont les environs sont bien cultivés, arrosés par des eaux courantes et plantés de palmiers, 2 faibles journées.
De Caſça à Nafzâwa, dans la direction du midi, 2 journées et quelque chose.
De Tauzar à Nafzâwa, une forte journée et demie. De Caſça, en se dirigeant vers le midi, à la montagne de Nafouſa, environ 6 journées.
Cette montagne est très haute et elle s'étend sur un espace d'environ 3 journées de longueur, ou un peu moins. Là sont situées deux villes, chacune avec un minbar, dont l'une, appelée Charous et construite sur ville, ou plutôt deux quartiers de la capitale de Camouda, et qu'anciennement le dernier avait la plus grande importance.
1) L'orthographe de ce nom et la position du lieu sont également incertaines. Les variantes sont Niſfân et Tiſfân. Je n'ai rencontré ce nom chez aucun autre écrivain. 2) L'auteur d'un Ketâbo 'I-Boldân (manusc. du Musée Britt. Rich. 7490) compte Zaroud parmi les etats des princes Aghlabites.