Sudan Archive

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133 les faire venir de loin, le pays ne produisant que fort peu de blé et d'orge. Non loin de là, au sud-est et à la distance d'une petite journée, est située la ville d'al-Hamma, où l'eau n'est pas non plus de très bonne qualité; cependant on peut la boire sans dégoût et les habitants s'en contentent. On y trouve beaucoup de palmiers et de dattes. De là à Takiyous, on compte à peu près 20 milles. Takiyous est une jolie ville, située entre al-Hamma et Cafça. Les environs sont bien cultivés et produisent du henna, du cumin et du carvi, de belles dattes et beaucoup de légumes excellents. De là à Cafça, on compte 1 journée. Cafça est une belle ville, entourée d'un mur; il y coule une rivière dont l'eau est meilleure que celle de Castilia (c'est-à-dire Tauzar). Au milieu de la ville est une source d'eau dite at-Tarmidz 1). Les bazars de Cafça sont bien fournis et très fréquents, et les fabriques dans un état prospère. On voit, autour de la ville, de nombreuses plantations de palmiers, qui produisent diverses espèces de dattes de qualité supé-rieure; des jardins, des vergers et des châteaux bien entretenus et habités embellissent la ville; on y cultive avec succès du henna, du coton et du cumin. Les habitants de cette ville sont devenus berbères (se sont berberisés); la plupart d'entre eux parlent la langue latine-africaine 2). 105 En se dirigeant vers le sud-ouest, on se rend de Cafça 3) à la ville de Câceira, qui s'appelle aussi Madzcoura 4), et à l'orient de laquelle 1) Le nom semble être la transcription arabe de Thermis. Beeri et Léon l'Africain donnent la description du bassin de cette source. Comp. Hartmann, p. 252. 2) Je ne crois pas qu'il faut changer avec Jaubert /frîki en agricki (grecque). Plus loin Edrisi appelle les habitants de cette ville الـالـفـارـكـة الـروم les Romains africains." 3) L'auteur aurait dû écrire «de Caravain,» car la région de Camouda dans laquelle se trouvent les villes de Câceira etc. s'étend au nord est de Cafça. 4) J'ai parlé de ce passage dans ma Description of-Mogkribi, p. 76 et 77, mais je crois m'être trompé en préférant le texte d'Ibn Haucal à celui d'Edrisi. Je pense maintenant que les noms de Cîrîn et de Madrourna (Madzcoud, suivant Beeri) désignent la même

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