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125 rivière de Càbis; cette eau n'est pas très bonne, mais les habitants de Càbis sont obligés de s'en contenter. La distance de Càbis à la mer est de 6 milles, du côté du nord, l'espace entre la lisière du bois de Càbis et la mer étant occupé par des sables contigus d'un mille d'étendue. Ce bois se compose d'une réunion de vergers, de vignes et d'oliviers, l'huile étant l'objet d'un grand commerce. On y trouve aussi des palmiers qui produisent des dattes d'une bonté et d'une douceur au-dessus de tout éloge. Les habitants de Càbis ont coutume de les cueillir fraiches et de les placer dans des vases (tonneaux); au bout d'un certain temps, il en découle une substance mielleuse qui couvre la superficie du vase. On ne peut manger de ces dattes avant que ce miel ait disparu, mais alors il n'est pas de fruit, même dans les pays renommés pour leurs dattes, qui 107 soit comparable à celui-ci. Le port de Càbis est très mauvais, car on n'y est pas à l'abri des vents. Les bateaux jettent l'ancre dans la petite rivière de Càbis où l'on éprouve l'action du flux et du reflux et où les navires d'un faible tonnage peuvent mouiller. La marée s'y fait ressentir jusqu'à la distance d'un jet de flèche. Les habitants de Càbis ne se distinguent pas par la douceur du caractère, mais ils sont nets et propres; ceux des environs sont insolents et voleurs de grand chemin. De Càbis à Sfax, on compte, en suivant les bords du golfe, 70 milles. De Sfax à Cafga, en se dirigeant vers le sud-ouest, 3 journées. Sfax est une ville ancienne et bien peuplée; ses marchés sont nombreux et il s'y fait un commerce fort actif. Un mur en pierres entoure la ville dont les portes sont revêtues d'épaisses lames de fer. Au-dessus du mur sont des tours de construction admirable destinées aux corps de garde. On y boit de l'eau des citernes. Les plus beaux fruits y sont apportés de Càbis, plus qu'il n'en faut à Sfax, et l'on peut s'en pro-

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